
Les historiens et les scientifiques sont formels : pour deplacer les Moais (statues de l´le de paques) de la carriere ou ils ont ete tailles jusqu'aux promontoires ou ils sont exposes, les anciens peuples les faisaient rouler sur des rondins de bois. Ce serait meme cette utilisation abusive de la ressource forrestiere qui serait la cause de l'état quasi desert de l´ile. La legende locale par contre raconte que lorsqu´elles etaient finies, les statues marchaient d´elles memes jusqu´au bord de mer. Quand on est assis face a l´un des alignements de ces celebres statutes, dans la brume et les embruns, on a envie de croire la legende. L´ile n´est pas tres grande, 50 kilometres pour en faire le tour, et voir tous les sites historiques, les restaures, les miraculeusement intactes, et les completement detruits. 50 kilometres qu´on fait en velo, bien sur, vu qu´on n´est pas des faineants (et que le scooter on evite...). Les 25 premiers kms sont faciles le long de la cote en dentelle, sur la route goudronnee. Les 10 suivants, sous la pluie, dans le vent sur un chemin rocailleux sont plus intenses, mais la beaute des paysages nous fait oublier qu'il faut pedaler pour avancer. Pendant les 15 derniers on en vient presqu'a regretter de ne pas avoir loue un scooter ou un 4x4. Arrives au bout, on a mal aux cuisses mais on est heureux de notre viree au grand air. A L´ile de Paques, ils parlent chilien. Le chilien c'est de l'espagnol. Quand on est invites a partager le repas de famille avec les proprios de la pension, on apprehende un peu : on a tous les deux fait allemand. Au debut c'est dur, mais on aprend vite des bases : Ron con Coco, Ron con Mango, Cerveza... Une fois ce vocabulaire passe dans le sang, peu importe la langue, on arrive a rigoler et a chanter en polynesien et en chilien! Santiago du Chili, notre atterissage dans le monde latino americain se fait tout en douceur, on mange des empanadas, des tapas, et on boit des esspressos debout et du vin chilien qui donne un peu mal a la tete. Dans les bars enfumes du Barrio Brasil ils jouent Nouvelle Vague, un des nos albums frenchies preferes. Dans le museo archeologico (meme pas besoin de traducteur!) on rencontre les cultures precolombiennes. Ca donne un appercu de tout ce qui a ete detruit dans l´europeanisation de ce continent. Dans la villa de la famille Cosiño, on se rend compte que l´Europe et dans ce cas particulier, la France, ont beaucoup compte dans la creation du Chili moderne. Porcelaines de Sevres, Cristal de Baccarat, mobilier Louis XVI... un catalogue de vieux luxe bien de chez nous au coeur de la ville. Valparaiso c'est une de ces villes dont le nom seul fait rever : des collines surplombant le port ou les cargos fument. Des maisons de toutes les couleurs accrochees aux falaises, qu´on atteint en assenceur, sous un ciel magnifiquement bleu. Tout est vrai, sauf la couleur du ciel : il est gris et bas. On se perd avec plaisirs dans les hauteurs un peu decrepis de Valpo. Les passages sinueux et les escaliers etroits sont couverts de fresques, et au detour d´une ruelle on tombe souvent sur un panorama complet de la ville. Avec les molets un peu raides, on se pose pour un fameux steack dans une grande maison mal chauffee de l´age d´or, le temps heroique du Cap Horn et des trois mats. Le grand poete local c´est Pablo Neruda, dont l´ode a Valparaiso n´est pas disponible en traduction francaise sur le net (tant pis pour vous). Sa maison est la plus biscornue et la plus bariolee des collines. C´etait un collectionneur acharne de babiolles. Il a du donc se faire construire une seconde maison a la deco insolite plus au sud sur la cote. On a visite les deux, alors qu´on n´a lu qu´un de ses livres! Voila pour le Chili, demain on se met en route pour l´Argentine! The historical and scientific evidence is clear : to move the Moais (Easter Island statues) from the mountain where they were carved to the site where they are exposed, the ancient people rolled them on logs. The amount of wood needed to roll so many statues could even explain why there are no forests left on the island. Local legend clams that when the statues were finnished, the walked their own way down to the shore. Sitting in front of them, in the misy and rain, you feel like believing the legends. The island is small : The 50 K road around it passes all the historical places . some are restored, some are miraculously preserved and soñe are coñpletly destroyed. We rent bikes to do the loop because we aren't lazy (and because we stay away from motorcycles now). The first 15 k on the flat, paved, coastal road under a blue sky are easy. The next 10, in the wind and rain, on a rough dirt track are a little more intense but well worth it. The last 15 make us wondr why we didn't rent a scooter or a 4WD. At the end, our legs hurt, but the day in the fresh island air was great. On Easter Island, people speak Chilean. Chilean is actually Spanish. When the owner of our guest house invites us to join the family barbecue, we are a little worried : we both studied German! At first its hard, but as soon as some basic vocabulary (Ron con Coco, Ron can Mango, Cerveza...) starts flowing through our veins, the language barrier falls and we can sing in Polynesian, Chilean and make jokes in any language. Santiago de Chile is our landing point in South American culture. Its easy, we eat Empanadas and Tapas, drink essspressos standing up, and chilean wine that gives a slight headache. In the smoky bars of Barrio Brasil, they play Nouvelle Vague, one our favorite frenchy bands. In the Museo Archeologico (no translation required!) we get to know a little about precolombian cultures. We realise all that was destroyed in the europeanisation of the continent. In the Cosiño familly villa in Santiago, we realise how much Europe (and in this case France) have counted in creating modern Chile. French dishes, french furniture, french paintings... a whoñe catalogue of our local luxuries are on display. The name it's self is a dream : Valparaiso, hils overlooking the sea with smoking cargo ships. Colorfull houses hanging from cliffs, that are reached by public elevators, under a deep blue sky. The dream is true, exept that the sky is low and dark. Its fun to get lost in the battered old city. The stairways and narrow passages are covered in frescoes, and at any street corner you can suddenly see the whole city at your feet. With sore muscles once more, we sit for a fantastic steak in a big cold house of the golden age, th age of the capre Horn and sailboats. The great local poet is Pablo Neruda, whose Ode to Valparaiso isn't availabl in English on the net, too bad for you! His house is the most unusual fot the hills. He was a great collector of random junk. He had to build a second house further south on the coast to hold his mountains of antiques. We visited the two houses, but we've only ever read one of his books! Thats it for Chile, tomorrow we're off to Argentina! |